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Milieux humides

Utilité des milieux humides

Depuis plusieurs générations, les milieux humides sont considérés comme des lieux sans aucune utilité et sans valeur. Souvent, la pratique était de les remblayer afin de pouvoir procéder à l’aménagement de ces lieux comme la construction d’une résidence, d’un bâtiment secondaire (garage, remis, piscine, etc.).

Cependant, les milieux humides sont maintenant protégés, car ceux-ci jouent un rôle très important qui est l’alimentation en eau de la nappe phréatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la filtration des sédiments, des habitats pour la faune et la flore, des lieux d’activités éducatives, scientifiques, récréotouristiques et touristiques, etc.

Ils sont surtout des bassins naturels d’accumulation des eaux permettant de régulariser le niveau des eaux de ruissellement lors des grandes précipitations limitant les dégâts aux terrains privés et aux infrastructures.

En d’autres termes, les milieux humides sont les reins de la terre donc chaque citoyen peut contribuer à la conservation des milieux humides.

Les milieux humides

Un milieu humide est un lieu inondé ou saturé d’eau pendant une période de temps suffisamment longue pour influencer la nature du sol et la composition de la végétation. Les végétaux qui s’y installent sont des plantes hydrophiles (ayant une préférence pour les lieux humides) ou des plantes tolérant des inondations périodiques.

Ces inondations peuvent être causées par la fluctuation saisonnière d’un plan d’eau adjacent au milieu humide ou encore, résulter d’un drainage insuffisant lorsque le milieu n’est pas en contact avec un plan d’eau permanent. Les étangs, les marais, les marécages et les tourbières représentent les principaux milieux humides; ils se distinguent entre eux principalement par le type de végétation qu’on y retrouve. Les différentes catégories de milieux humides sont les suivantes.

Étang : Il s’agit d’une étendue d’eau reposant dans une cuvette dont la profondeur n’excède généralement pas deux mètres au milieu de l’été. Le couvert végétal, s’il existe, se compose surtout de plantes aquatiques submergées et flottantes.

Figure 1 : Étang

Source : Identification et délimitation des milieux humides du Québec méridional, juillet 2014, ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

 

Marais : Dans un marais, le substrat est saturé ou recouvert d’eau durant la plus grande partie de la saison de croissance de la végétation. Le marais est caractérisé par une végétation herbacée émergente. Les marais s’observent surtout à l’intérieur du système riverain.

Figure 2 : Marais

Source : Identification et délimitation des milieux humides du Québec méridional, juillet 2014, ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

 

Marécage : Les marécages sont dominés par une végétation ligneuse, arborescente ou arbustive croissant sur un sol minéral ou organique soumis à des inondations saisonnières ou caractérisé par une nappe phréatique élevée et une circulation d’eau enrichie en minéraux dissous.

Figure 3 : Marécage

Source : Identification et délimitation des milieux humides du Québec méridional, juillet 2014, ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Règlementation

Plusieurs normes s’appliquent particulièrement à la protection des milieux humides afin d’en conserver leurs caractéristiques environnementales et d’en préserver leur intégrité. Voici un court résumé des principales normes.

  • Une bande de protection de 15 m est applicable pour un milieu humide relié avec un cours d’eau.
  • Une bande de protection de 5 m est applicable pour un milieu humide de type fermé (qui n’est pas relié à un cours d’eau).
  • Dans la bande riveraine, il est interdit d’effectuer du déboisement, de l’abattage d’arbres, du débroussaillage, du remblai, de la coupe de gazon, d’enlever de la couverture végétale, de disposer des neiges usées, de même que de procéder à tous travaux et ouvrages.
  • La bande de protection riveraine doit être occupée par de la végétation à l’état naturel.

Autrement, des mesures règlementaires s’appliquent et il est nécessaire d’obtenir un certificat d’autorisation afin de pouvoir commencer des travaux en milieu riverain.

Pour plus d’information, veuillez consulter les articles 4.3 et 4.7 du Règlement de zonage numéro 269-05.

De plus, les bâtiments principaux nécessitant une excavation de la fondation, les remises, les garages et les abris d’auto doivent respecter une marge de protection de 5 m de la limite de la bande riveraine. Ceci permet de s’assurer que la bande de protection de 15 m ou de 5 m sera conservée intacte et à l’état naturel.

Les constructions, les vérandas, les galeries fermées et les solariums en porte-à-faux, sur pieux ou sur pilotis, sont exemptés de cette marge de protection.

Source : Règlement de zonage numéro 269-05, articles 6.3.9 et 7.8.3.

Gestion des cours d’eau de la MRC des Collines-de-l’Outaouais

La firme JFSA a remporté l’appel d’offres public MRCC-15-09-311 services professionnels pour la gestion des cours d’eau de la MRC des Collines de l’Outaouais pour les années 2016 à 2020.

Ainsi, pour toute demande d’inspection relative à la compétence de la MRC en matière de libre écoulement des eaux (obstruction, ponceaux, barrage à castors, etc.) veuillez communiquer avec :

  1. Hugues Lachance : 819 243-6858, poste 223, hlachance@jfsa.com
  2. Mathieu Roy : 819 243-6858, poste 222
  3. Ghislain Ladouceur : 819 243-6858, poste 236

*Suivre cet ordre de priorité

Pour toute question à ce sujet, veuillez communiquer avec le Service de l’urbanisme, de l’environnement et du développement économique au 819 827-3434, poste 6801.

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