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AVANT-PROPOS
La présente année
1989 marque pour
Cantley l'obtention
de son indépendance.
Par bonheur, elle
marque aussi le centième
anniversaire de l'incorporation
de la municipalité de
Hull-Est, en 1889,
dont Cantley formait
la principale partie.
L'invitation à célèbrer
simultanément ces
deux événements crée
un urgent besoin
d'écrire l'histoire
de Cantley.
Les notes qui suivent ont été recueillies à la hâte dans le but de présenter une ébauche du projet. Cette publication hâtive et non exhaustive poursuit plusieurs objectifs:
- donner rapidement à la population de Cantley, l'ancienne comme la récente, une
certaine compréhension du passé dont elle est l'héritière;
- stimuler les anciens et les anciennes à corriger et à compléter cette ébauche historique
avec leurs propres histoires, documents et photos;
- faire de ce projet une histoire autorisée à laquelle participeraient tous les gens de
Cantley.
Quiconque possède du passé de Cantley un souvenir propre à enrichir notre histoire est incessamment prié de se joindre aux passionnés recherchistes bénévoles en écrivant ou en téléphonant au bureau municipal (827-3434).
Pour le matériau qui constitue la base de cette première esquisse historique, nous sommes redevables à plusieurs personnes:
- les membres du comité du centenaire: Leonard Foley, Maurice Gauthier, Mary Holmes, Michèle Martel, Reta Milks et Joy Orange pour la documentation, la recherche et leur appui;
- feu Eirene McClelland pour son excellente esquisse historique parue dans Le
- Régional, en 1971, ainsi que ses histoires des églises de la région;
- Ed et Lid Ryan qui, aidés plus tard par Pat Evans, ont préparé une carte d'utilisation
- des sols basée sur le rôle évaluatif de 1875;
- J.L. Gourlay avec son "Histoire de la vallée de l'Outaouais";
- Gregory Burke pour les recherches importantes aux Archives;
- Danny et Marjorie Burke pour l'accès à leur collection de photos;
- beaucoup d'autres dont les notes et les souvenirs ont jeté quelque éclairage sur les
ombres du passé.
Lectrices et lecteurs se souviendront que ce n'est là que le commencement de l'histoire de
Cantley. Les plus belles pages resteront encore à écrire.
Bob Phillips, La Grange, Cantley,
septembre, 1989.
On traverse la rivière Gatineau, au début du XXième siècle.
Le cadre
En 1830, c'était
un lieu-frontière
du Canada.
Le village de Hull,
déjà âgé de 30 ans,
croissait lentement
avec ses moulins
et ses magasins,
desservant les fermes
qui se développaient
tout autour dans
l'Outaouais. Le peuplement
s'étendait à Aylmer
et Pointe-Gatineau
(d'abord nommé Waterloo,
nom que la population
française abandonnera).
Le futur Ottawa n'était
guère plus qu'un
camp de construction
pour le canal Rideau
en chantier, dont
le colonel By pressait
l'achèvement en vue
de l'inauguration
prévue pour l'année
suivante.
La rivière des Outaouais
avait constitué une
route très fréquentée
tant pour les Amérindiens
que pour les explorateurs
européens depuis
que Champlain, en
1613, en avait balisé le
tracé. Soixante-dix
ans plus tard, Nicolas
Gatineau, notaire
aux Trois Rivières,
s'aventura sur la
rivière qui porte
aujourd'hui son nom.
Il fut peut-être
le premier européen à voir
le site de Cantley;
malheureusement il
se noya dans les
traîtres rapides
de la Gatineau avant
de pouvoir raconter
ses aventures.
Les pionniers
Deux siècles passeront
avant qu'il n'arrive
quelque chose d'important
dans Cantley. Vers
la fin de la construction
du canal Rideau,
le colonel By, en
signe d'appréciation
pour leurs mérites,
distribua des terres
de la Couronne à quelques-uns
de ses adjoints.
On dit que l'un de
ceux-là reçut une
large bande de territoire
sur la rive est de
la basse Gatineau.
C'était le colonel
Cantley, l'un des
lieutenants les plus
hauts gradés du colonel
By, ce qui laisse
supposer l'importance
du site. Tel est
le cas encore aujourd'hui.
Cantley était né.
On croit que le
colonel Cantley,
un officier de l'armée
anglaise, avait combattu à la
guerre de 1812 et
apparemment demeurait
dans la colonie au
moment où le colonel
By requéra son aide
pour la construction
du canal Rideau,
en 1826. Nous ne
connaissons pas la
date exacte de son
arrivée à Cantley,
mais apparemment
c'est au début des
années 1830 qu'il
s'y installa, sur
le lot 9b du rang
XIV, avec son brosseur
devenu forgeron du
nom de Johnston.
L'endroit était déjà connu
sous le nom de "Hamilton
Neighbourhood", probablement
en l'honneur de la
famille de William
Hamilton, celui qui
réalisa le premier
recensement de la
ville de Hull en
1842. Dans les années
1840, la maison du
tandem Cantley-Johnston
faisait partie de
la ferme de James
McClelland. C'est
là, dit-on, que le
colonel Cantley mourut.
Sa tombe, dépourvue
de toute inscription
se trouverait dans
le verger des McClelland.
Malheureusement,
on en ignore l'endroit
précis. Le nom du
colonel Cantley se
conserva grâce à notre
premier bureau de
poste, érigé en 1857
et baptisé du nom
de Cantley. Il est
intéressant de noter
que le premier maîtreposte
fut ce William Hamilton
qui avait déjà donné son
nom au territoire.
Le colonel Cantley,
toutefois, ne fut
pas le premier homme à fouler
le sol de Cantley.
L'on dit qu'Andrew
Blackburn arriva
avec ses deux fils
en 1829. En 1830
James Brown et Dominic
Fleming arrivèrent
d'Irlande. Thomas,
le premier fils de
James Brown est le
premier enfant que
nous savons être
né dans la municipalité de
Hull Est. Howard,
le fils de Tom, habita
la ferme paternelle
jusqu'à ce qu'il
la vendit à René Prud'homme
en 1950.
Dominic Fleming,
le premier des quatre
frères qui vinrent
d'Irlande avec leurs
familles, était maçon.
Il édifia les fondations
de l'actuelle église
Ste Elisabeth ainsi
que celle de plusieurs
maisons familiales
de Cantley.
Thomas Kirk vint
de Gatineau peu après
les Blackburn et
comme eux obtint
du terrain des deux
côtés de la rivière,
aux rares endroits
où le courant était
faible. (C'était
90 ans avant que
les barrages hydrauliques
ne changent le visage
de la rivière.) Là avec
un chaland il assura
une "traverse", appelée
Kirk's Ferry, qui
fut pendant longtemps
un lien important
entre Cantley et
le monde extérieur.
Le courrier arrivait à Cantley
et et repartait par
traversier au moins
jusqu'à la construction
du premier pont à péage
d'Alonzo Wright en
bas des rapides de
Farmer en 1866 .
(Ce pont a été emporté puis
reconstruit en 1878,
brûlé et reconstruit
en 1902 et beaucoup
amélioré dans les
années 1960.) Au
début, le traversier était
actionné à la rame,
mais plus tard Kirk
a bâti une toue (remorquable).
Le terminus de Cantley
donnait sur le chemin
Prud'Homme (longtemps
appelé le chemin
Ferry), juste au
nord de l'embouchure
du ruisseau Blackburn.
Christopher Fleming
a lui aussi opéré un
traversier tout près
jusqu'à la construction
des barrages d'hydro,
même si Gourlay rapporte
que la circulation
avait beaucoup diminué au
tournant du siècle.
Ce fait historique à pesé lourd
dans le choix du
bateau remorqueur,
en 1989, pour le
logo de Cantley.
La renommée de Cantley
a dû se répandre
assez rapidement,
puisque les années
1840 montrent une
arrivée constante
de nouveaux colons,
surtout d'origine
Irlandaise catholique,
avec des noms comme
Barrett, Birt, Blanchfield,
Boone, Burke, Cashman,
Dean, Easy, Foley,
Fraser, Gardiner,
Holmes, Hogan, Kherny,
Langford, Lynott,
Maloney, McDermott,
McClelland, McNeil,
McAlinden, Milks,
O'Keefe, Shea, Shields,
Smith, Storey, Sullivan
et Thompson. D'Écosse
vinrent les Blackburn,
les Clark, les Elder,
les Gow, et William
Strachan qui traversa
la rivière Gatineau
sur une bille de
bois à partir de
Cascades.
Les Archives nationales
conservent quelques
récits relatant le
courage et le dur
labeur des pionniers.
En 1847 Daniel Holmes,
venant d'Irlande,
mourut en route du
choléra et fut inhumé à Québec.
Son fils Paddy, 20
ans, prit en charge
sa mère et le reste
de la famille et
compléta le voyage.
Ils naviguèrent jusqu'à Montréal.
Là, sur un autre
bateau, après avoir
franchi maints portages,
ils atteignirent
Ottawa. Arrivés dans
la soirée, ils passèrent
la nuit dans un hangar
situé près de l'actuel
Centre national des
conférences.
Le lendemain, la
famille avec tous
ces biens se rendit à Hull à pied
en empruntant le
pont qui longe l'actuel
complexe Eddy. De
là, après une marche
pénible, ils atteignirent
Ironside où ils prirent
un traversier pour
franchir la Gatineau,
avant d'entreprendre
la dernière étape
vers leurs nouvelle
terre.
L'Annexe
A présente
une liste des premières
familles de Cantley,
et l'Annexe
B, des plus
vieilles maisons.
À la fin du siècle,
l'historien J.L.
Gourlay pourra parler "d'une
route moyennement
passable" sur la
rive est de la rivière, "sans
aucun pont jusqu'à sa
source excepté l'unique
pont qui aboutit
sur la propriété de
M.Alonzo Wright".
Il poursuit: "Les
gens pensent qu'il
serait trop cher
de construire des
ponts, même s'ils
s'avéraient de première
nécessité. Le gouvernement
du Québec est tellement
avare que tout revenu
escompté ne pourrait
satisfaire qu'à moitié sa
cupidité... Rien
d'important ne peut être
obtenu pour les routes
et les ponts..."
On ne peut pas compléter
cette partie de l'histoire
de Cantley sans dire
un mot d'Alonzo Wright
dont la deuxième
demeure est préservée à l'intérieur
de l'édifice principal
du collège Saint-Alexandre, à Limbour.
Ce qui nous intéresse
davantage ici, c'est
la première maison
en bois rond où les
Wright ont vécu jusqu'au
moment où Mme Wright
a obtenu la maison
plus spacieuse qu'elle
souhaitait. La maison
originale, après
certaines vicissitudes, à été sauvée
par les Weber et
préservée sur leur
propriété au sud-est
de Cantley.
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| École Burough (démolie) |
École protestante, Route 307, près du ch. St. Elizabeth (démolie) |
Éducation
Vers le milieu du
XIXe siècle, il y
avait tellement de
familles que Cantley
connut un urgent
besoin d'écoles.
La première se trouva
sur la ferme de Thomas
Brown, dans laquelle
Mme Blackburn enseigna
quelques heures par
jours moyennant certains
services sur sa propriété.
Paddy Holmes, qui
avait prospéré, après
un si pénible début
de sa vie canadienne,
donna un terrain
pour une école plus
au nord. La première
chapelle catholique
romaine construite
en 1858 joua aussi
le rôle d'école.
En 1881, les Protestants
formèrent leur propre
commission scolaire.
Une seule personne
enseignait une partie
de l'année dans les
deux écoles. L'une
se trouvait sur le
chemin River, légèrement
au nord de l'actuelle
maison d'Arthur Pomeroy.
L'autre, construite "en
bois rond", se trouvait
en face de l'église
St. Andrew. Il n'y
avait ni pupitres
ni chaises, les élèves
s'assoyant sur de
longs bancs avec
leur ardoise sur
les genoux. Les jeunes,
qui habitaient entre
les deux écoles,
purent profiter de
l'éducation scolaire
la plus grande partie
de l'année.
Quand ces bâtiments
furent rasés par
le feu, l'on bâtit
une école près du
cimetière protestant,
sur un terrain que
William Thompson
avait donné. Les
locaux devaient servir
aux offices des Anglicans
et des Méthodistes.
L'édifice brûla le
matin même de son
ouverture en septembre
1899.
Alors la famille
Brown donna un terrain
sur la présente 307,
au sommet de la colline
près du chemin Ste-Elisabeth.
C'est là que, pour
la somme de 90$,
Henry Easy construisit
une école prête pour
la fin de l'année.
L'on gratifia son
contrat de deux dollars
supplémentaires. À cette époque,
les constructions
scolaires étaient
expéditives et de
piètre qualité. L'école
en question, cependant,
tint le coup jusqu'à la
réorganisation scolaire
en 1959.
La principale école
catholique n'était
pas loin de là, sur
le chemin Ste-Elisabeth
au coin de la 307.
En 1868 et en 1869
on a construit, l'une
après l'autre, deux écoles
près de la barrière
d'Ambrose Birt sur
la première colline
du chemin Burr dans
le rang XII; l'école
Barrett (1864?) était
dans le rang X; et,
en 1870, une autre école
a été ouverte à Wilson's
Corners. Elles ont
toutes été fermées
en 1957 suite à la
construction d'une école
centrale près de
l'église au coût
de 80 000$. Fait
intéressant, cette école
a été financée en
bonne partie par
la Compagnie "Gatineau
Power" qui en a acheté la
plupart des obligations
quelques années seulement
avant d'être nationalisée
et de devenir Hydro-Québec.
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| Église St.Élisabeth, ch. St.Élisabeth: 1868. |
Église unie St-Andrew, Route 307: 1877 |
Les églises
Dans les premières
années de Cantley,
les Irlandais croyants
eurent à souffrir
pour leur pratique
religieuse. Leur église
la plus proche se
trouvait à Chelsea..
Excepté en hiver,
ils devaient voyager
jusqu'au bout du
chemin Prud'homme
pour prendre le traversier
de Thomas Kirk avant
de couvrir le dernier
long trajet jusqu'à l'église
St. Stephen. L'on
pouvait économiser
un billet de "traverse" si
l'on avait l'audace
de marcher sur les
billes flottantes;
c'est ainsi qu'une
maman osa traverser
en portant sa petite
fille pour aller
la faire baptiser.
En hiver, avec un
cheval et un traîneau,
le trajet pouvait
s'effectuer tout
d'une traite de sa
porte jusqu'à la
porte de l'église,
en passant sur la
rivière gelée par
un sentier balisé de
branches vertes.
La situation s'améliora
en 1858, quand une
chapelle fut construite
sur un terrain offert
par Michael Shields,
petite propriété qui
s'agrandit plus tard
par des dons et des
achats. En 1868 Cantley
franchit une étape
importante de son
histoire avec sa
séparation ecclésiastique
de Hull Ouest et
avec la nomination
du Révérend Patrick
McGoey comme premier
prêtre, ainsi qu'avec
la construction de
l'église de Ste Elisabeth.
Le père McGoey construisit
la maison "Hector
Milks" sur la 307
un peu au sud du
chemin Ste Elisabeth;
elle est depuis longtemps
reconnue dans l'Outaouais
comme l'un des plus
beaux spécimen d'architecture
domestique. L'église
SteElisabeth présentait
un ensemble structural
bien proportionné avec
une finition intérieure
de belle facture.
Elle était beaucoup
redevable aux générosités
de William Butler
Eddy et d'Alonzo
Wright. Ce n'est
qu'en 1947 que l'église
et les bâtisses annexes
furent électrifiées.
Malheureusement l'intérieur
de l'église souffrit
beaucoup des rénovations
effectuées dans les
années 1960.
Les premiers marguilliers
furent John Fleming,
John Morris et Maurice
Foley. Depuis sa
fondation le conseil
de fabrique était
presque entièrement
anglophone: vers
1949 il n'y avait
encore que 16 familles
sur 58 dont la langue
maternelle est le
français.
En 1900 débuta la
construction du presbytère,
dessiné par l'architecte
bien connu Canon
George Bouillon,
qui dressa aussi
les plans de la chapelle
du couvent Rideau,
maintenant dans la
Galerie nationale
du Canada. Par malheur,
en 1916, le presbytère
fut frappé par un éclair
et détruit par le
feu... et le malheureux
père O'Toole avait
oublié de payer la
prime d'assurance.
L'on réussit à sauver
l'église, grâce aux
efforts de toute
la population du
village, y compris
du ministre presbytérien.
L'on acheva la construction
d'un nouveau presbytère
l'année suivante.
Les matériaux avaient été acheminés à Kirk's
Ferry par train,
puis transbordés
sur une barge pour
la traversée de la
Gatineau. Maintenant
le presbytère est
loué, et le curé habite à Chelsea
comme cela se passait
130 ans auparavant.
Mais aujourd'hui
le trajet est plus
facile.
En 1876 James McClelland
céda le coin nord-ouest
de sa ferme pour
une église presbytérienne
dont le premier pasteur
fut William Findlay.
L'on acheva la construction
de l'église l'année
suivante et elle
fut administrée à partir
de l'église St. Andrew
d'Ottawa. Louis Levasseur
de St Pierre-de Wakefield
fit de la chaire
une oeuvre d'artisanat.
Quant aux bancs,
ils furent payés
par les économies
des travaux de couture
des "Ladies' Aid".
En 1950, l'on remplaça
les murs intérieurs
de plâtre par des
planches bouvetées.
Les premiers "aînés" furent
David Blackburn,
John Storey, John
Patterson et John
Stevenson. En 1925,
sans que la communauté locale
eût à se prononcer,
l'église St. Andrew
devint membre de
la nouvelle Église
Unie du Canada.
L'industrie
Le centre industriel
d'avant-garde des
rapides Farmer (Limbour)
constitua une chance
pour la première
croissance de Cantley.
Tiberius Wright loua
sa ferme de 2 000
acres de Gatineau
Falls (maintenant
Limbour) à William
Farmer pour la somme
de 200 livres par
an avec une option
d'achat de 4 000
livres sur 10 ans.
Farmer vint d'Angleterre
sur son propre navire
amenant avec lui
sa famille, 54 fermiers,
des hommes de métiers
et des manoeuvres,
des animaux domestiques,
de la machinerie,
des outils et des
meubles. Ils atteignirent
la Gatineau à la
fin de 1834.
Douze ans plus tard,
il y avait un moulin,
opéré par Andrew
Main, un usine, une
cantine, une maison
de contremaître et
13 maisonnettes.
Aux environs de 1859,
il y avait un autre
moulin sur le lot
1b du rang XI, évalué à 1
200$. Ses deux scieurs
débitait chaque année
près de 80 000 pieds
de planches. Le moulin
Blackburn sur le
ruisseau Blackburn
se trouvait probablement
sur le chemin Ferry
(maintenant chemin
Prud'homme). Le moulin à scie
et à grains de M.
McNeil le remplacera
par la suite. Quant
au ruisseau, non
seulement il alimenta
plusieurs moulins
mais aussi pendant
plusieurs années
il servit au flottage
du bois. Parmi les
opérateurs des premiers
moulins à scie de
Cantley il faut mentionner
Alf et Mervyn Hogan
(chemin Connor),
Anthony Milks (chemin
307, au sud du chemin
Ste-Elisabeth), Walter
McNeil (sur le ruisseau
Blackburn, sur le
chemin Mont-Cascades,
près de la résidence
actuelle de Tom Fleming).
La maison et magasin Brown, Route 307, près du chemin River:(demoli).
La mine Blackburn, les années 1940.
À partir de 1885,
l'on ouvrit plusieurs
mines de mica et
de phosphate. Les
plus importantes
furent la mine Dacey
sur le chemin Holmes
et plus tard la mine
Blackburn, près du
ruisseau Blackburn,
laquelle employait
plus de vingt hommes
sur deux périodes
de relève par jour.
L'effectif atteignit
60 pendant la deuxième
guerre mondiale.
On disait que le
meilleur mica en
Amérique du nord
provenait de Cantley.
La demande de mica
pour les portes de
poêles diminua mais
les mines continuèrent à en
produire principalement
pour la fabrication
de lubrifiants, jusqu'après
le milieu du siècle.
Bien que l'industrie
minière n'existe
plus, de gros morceaux
de mica continuent à se
trouver sur les sols
de Cantley.
À Cantley, comme
dans le reste du
Canada, la principale
source de revenu
minier venait du
sable et du gravier
pour la confection
des routes locales
et pour la construction.
Bien que certaines
sablières soient épuisées,
l'extraction du gravier
continuera longtemps à occuper
une place importante.
Entre les années
1925 et 1927, le
projet hydro-électrique
sur la rivière Gatineau
restera, de beaucoup,
la plus importante
entreprise industrielle
de Cantley.

Construction du barrage Chelsea, 1925.
Le barrage des rapides Farmer et plus particulièrement celui de Chelsea,
un peu en amont, auront définitivement affecté le cours d'eau sur presque
toute la longueur de Cantley. Avant les barrages, la Gatineau avait la
réputation d'une rivière féroce, traître, farcie de chutes pittoresques
et de dangereux rapides. Brusquement elle devint, en sa partie inférieure
bordant Cantley, un cours d'eau large et paisible, constituant un endroit
idéal pour la récréation des gens, n'eût été du flottage du bois.
Contrairement au futur aménagement de la voie maritime du
St Laurent, la préparation des espaces à inonder fut bien médiocre.
Quelques sections de la voie ferrée, qui s'étendait de Hull à Maniwaki,
sur la rive ouest dûrent être relocalisées. Mais les arbres,
les bâtiments et autres structures furent en grande partie
laissés sur place indéfiniment dans les nouveaux fonds de la
rivière. Comme le rapporte une légende locale, les travailleurs
d'une mine de mica, à leur habitude, suspendirent leurs outils
et leurs vêtements de travail un vendredi aprèsmidi, et à leur
retour le lundi matin ils trouvèrent un lac. Des rumeurs courent
encore à l'effet que l'on verrait certains de ces restes fantomatiques.
Le flottage du bois sur la rivière elle-même est presque aussi
ancien que le peuplement qui la borde. C'est une importante
industrie locale qui emploie plusieurs bateaux-remorqueurs,
et des centaines d'hommes chargés de rompre les embâcles et
de décrocher des berges les billes capricieuses.
Chacune des millions de billes devait être frappée de la marque
de la compagnie propriétaire. À Pointe-Gatineau, jusqu'au cours
des années 1960, les draveurs sur les longues poutres reliées
par des chaînes ("booms"), répartissaient les billes selon
les propriétaires, poussant chacune dans le canal approprié à destination
de son moulin. Une décision d'Eddy de ne plus utiliser la Gatineau,
rendit le procédé caduc.
Une fois les barrages construits à Low et aux rapides Farmer,
il fallut aménager des glissoires de plus d'un mille de long
pour permettre aux billes de franchir les obstacles le long
des barrages. Le paysage changea quand la main d'oeuvre devint
plus coûteuse après la deuxième guerre mondiale. L'on trouva
de bonnes raisons pour abandonner le transport du bois par
eau. On préféra le réduire en copeaux et l'expédier vers les
cours de stockage par camions ou par camions et trains jusqu'aux
moulins de rivière des Outaouais. La brusque escalade des prix
du pétrole tua le projet à sa naissance, et l'abandon du chemin
de fer en deça de Wakefield au milieu des années 1980 mit fin
au projet d'utiliser les wagons des trains. Actuellement, on
maintient sur la rivière une main d'oeuvre de 50 ouvriers travaillant
sur une vingtaine de bateaux remorqueurs. Plus de 400 000 cordes
de bois passent devant Cantley chaque été. Il s'agit de l'une
des rares rivières au Canada où se fait encore le flottage
du bois.
Bien que Cantley ne puisse être reconnu comme la meilleure
terre arable du Québec, l'on trouve cependant de beaux champs,
arrachés aux collines rocailleuses, qui ont produit une culture
mixte capable de stabiliser l'économie dès le début. Cantley
est encore réputé pour ses excellents champs de petits fruits
comme les fraises et les framboises.
Cantley est même mieux connu pour ses collines transformées
en pentes de ski au Mont Cascades dans les années 60 et 70.
Les activités récréo touristiques et la villégiature apparaissent
comme les nouvelles industries que Cantley doit protéger contre
les projets de dépotoirs.
En 1986, Cantley entra dans l'ère de l'information révolutionnaire:
sur la montagne au bout du chemin St. Andrew's le Centre canadien
de télédétection y ouvrit la station satellite de Gatineau.
Deux immenses antennes paraboliques peuvent capter les images
de la terre émises par un satellite distant de 571 milles,
parcourant l'espace à la vitesse de 6 kilomètres à la seconde.
Cantley peut avoir un instantané de la glace d'un port dans
l'Arctique, d'un désordre d'usine nucléaire ou d'un feu dans
la forêt brésilienne.
Revenons sur le sol de Cantley. Alexandre Prud'homme, le premier
maire de Hull Est, tint le premier magasin général sur la route
307, juste au nord du chemin River. Selon le rôle d'évaluation
de 1875, ce magasin était alors la propriété de John Cox, lequel
y tenait également une taverne. Dans ce secteur, il se trouva, à un
moment ou l'autre, des magasins et des bureaux de poste gérés
par Ernest Poulin, M. Routhier (qui malgré sa jambe de bois
livrait le courrier), M. et Mme Demers (nièce de M. Routhier),
Jimmie et Mamie Barrett et Evelyn Hupé (qui depuis longtemps
ont abandonné le magasin mais gèrent toujours le bureau de
poste de Cantley).
À "Cantley proprement dit" (route 307 au sud du chemin Ste
Elisabeth), dès le début, il y eut un magasin tenu par Robert
Brown, en même temps qu'une forge et une boutique de voitures à chevaux.

Le recensement de 1875 note que Richard Thompson avait aussi un magasin
dans ce coin là. C'est tout à côté que l'on a coutume de localiser la fameuse
première forge. L'année centenaire de Cantley pleure la disparition de
cette forge, dont on n'a même pas une photo. Orville McClelland, en 1942,
acheta ce magasin et la résidence; il y ajouta l'actuel magasin qui s'appelle
aujourd'hui en 1989 le magasin général de Cantley.
Un peu plus loin sur la route principale, il y eut des magasins
appartenant à John Smith, près de l'église St. Andrew, et à James
Cooper encore plus vers le nord. Peter McGlashan, qui avait
d'abord opéré dans le "Cantley proprement dit", tint par la
suite un magasin et un bureau de poste à Wilson's Corners,
là ou Henry Wilson, dans les premiers temps, avait tenu boutique.
Quatre générations de McGlashan ont maintenu ce commerce jusqu'à nos
jours.
Vers les limites plus au sud de Cantley, juste au nord du "grand
goulet" sur la route 307, il y avait un poste à essence et
un magasin, tenus par Harry Cooper en 1952 et 1953. Danny et
Marjorie Burke achetèrent ce commerce en 1958 et l'exploitèrent
jusqu'en 1974; ils possèdent encore la résidence. La fille
de Harry Cooper, Judy Richard, ouvrit en 1983 le Dépanneur
307 au coin 307 et chemin Whissell.
Le gouvernement municipal
Durant les 50 première années, les habitants de Cantley n'avaient
pas de pouvoir sur leurs propres affaires. Dans les années
1880 deux hommes en particulier travaillèrent pour l'autonomie:
Robert Kerr et Thomas E. Barrett. Leurs efforts furent récompensés
par la création de la corporation municipale de HullEst, incorporée
le 12 septembre 1889. Voici ses limites: la rivière Gatineau à l'ouest,
Wilson's Corners au nord, Templeton Ouest à l'est, et la voie
ferrée de C.P. au sud. Des 70 milles carrés du territoire de
la municipalité, 95% était encore rural.
La Maison Milks, Route 307: 1868.
Il y eut des élections le 16 octobre, et le nouveau Conseil
tint se première réunion le 28 octobre chez James Davis.
Alex Prud'homme fut le premier maire et John Prud'homme, le
secrétaire trésorier. Voici les noms des conseillers: Charles
Ducerre, Daniel Birt, Robert Kerr, Patrick Maloney, Samuel
McClelland et William McNeil. On trouvera la liste de tous
les maires de Cantley dans l'Annexe C.
La tranquille coexistence entre les francophones et les anglophones
se reflète dans les noms des représentants municipaux. L'écrasante
majorité anglophone de la communauté élit, comme premier maire,
un francophone respecté. Les noms d'origine française et anglaise
se mélangèrent au bureau du maire jusqu'au jour où Hull-Est
devint Touraine en 1966. Par la suite, tous les noms furent
français.
L'on effectua le premier rôle d'évaluation en 1890; trois
ans plus tard, on décida la construction de l'hôtel de ville. À partir
du moment de la décision, huit mois suffirent pour acquérir
le terrain, passer le contrat, compléter la construction et
tenir la première assemblée du nouveau Conseil. Le terrain,
qui se trouvait sur la route 307, un peu au nord du chemin
River, avait été acquis de James Davis pour la somme de 10$.
L'on promit 100$ à Alfred Laversier pour la construction de
l'édifice; le Conseil honora la facture et lui ajouta un 5$
supplémentaire.
Cantley entre dans l'époque de l'avion, 1928.
Plus tard l'on déménagea l'hôtel de ville en face de l'actuel
bureau de poste; il y demeura jusqu'au jour où Cantley perdit
son idifice municipal en faveur de Touraine. En janvier 1964,
le Conseil se réunit pour la première fois sous le nom de "Municipalité de
Touraine" dans son nouveau bâtiment sur l'avenue Picardie.
En 1971, le nom changea en "Ville de Touraine".
Quatre ans plus tard, Touraine et six autres communautés se
fusionnèrent pour former la cité de Gatineau. Cantley devint
une mince minorité de 7% de la population de la nouvelle grande
ville.
C'était, pour ce qui regarde Cantley, une malheureuse décision,
imposée par le gouvernement du Québec sans consultation locale.
Non seulement Cantley sentit qu'elle perdait son sens d'identité,
depuis longtemps bien ancré ( la nouvelle ville fit maints
efforts pour éliminer peu à peu le nom de Cantley), mais ses
intérêts ruraux furent submergés par le développement de la
nouvelle ville. La conséquence immédiate la plus évidente fut
la hausse rapide des taxes que Cantléens et Cantléennes dûrent
acquitter non seulement pour les services d'aqueduc et d'égoûts
de Gatineau, mais aussi pour le financement sans fin de services
urbains qui ne serviraient jamais aux résidants de Cantley.
L'insatisfaction mena à la formation, en 1983, du Comité du
regroupement des contribuables ruraux, dont Bertrand Boily
fut le président. Le comité lança une campagne efficace d'éducation
populaire, basée sur des enquêtes locales sérieuses ainsi qu'auprès
de municipalités comparables. Un appel auprès des résidents
pour des dons montra un étonnant degré d'appui de la part de
90% de la population, mais le ministre des Affaires municipales
se montra peu touché par ces représentations. En 1986, le comité du
regroupement fut remplacé par le Comité des citoyens de Cantley,
où, de nouveau, la majorité francophone travailla étroitement
avec la minorité anglophone dans une lutte commune pour l'autonomie.
Sous les directions successives de Bernard Bouthillette et
de Raoul Larocque, le Comité organisa des assemblées publiques
d'information qui obtinrent une participation inespérée. Inconsciemment,
Gatineau fournit alors à Cantley un argument plus sensible
et plus puissant que celui des taxes.
En effet son projet d'implanter à Cantley un dépotoir régional
s'avéra une idée désastreuse autant dans son propos que dans
ses objectifs. Les citoyens se mirent à exprimer leurs frustrations
de la manière la plus manifeste qui soit. Une première parade
eut lieu sur la 307, en mars 1987. D'autres manifestations
suivirent incluant des parades ainsi que le dépôt de sacs d'ordures
au bureau du maire de Gatineau. Plus de 150 citoyens retinrent
leurs taxes, les déposant en fidéicommis jusqu'à l'obtention
de réponses satisfaisantes aux doléances de Cantley.
Le 24 mai 1987, un référendum privé sur l'avenir de Cantley
récolta 97% de votes en faveur de l'autonomie. Par la même
occasion, fut élu un conseil fantôme, avec Michel Charbonneau
comme maire fantôme. Voir l'Annexe D.
Bien qu'à l'époque personne ne le soupçonnât, un espoir se
fit jour à l'automne 1987, quand Québec confia à Jerémie Giles
et à deux autres commissaires le mandat de recevoir et d'examiner
les griefs et les aspirations des gens de Cantley. Le rapport
Giles, paru en février 1988, se révéla entièrement sympathique à la
cause de Cantley. Le ministre local Michel Gratton fit l'annonce
solennelle de l'acceptation du rapport Giles le 29 mars 1988.
Un référendum officiel eut lieu le 18 septembre 1988. En dépit
d'une vigoureuse campagne d'un certain nombre d'opposants du
sud de Cantley, l'autonomie l'emporta avec 80%. Le gouvernement
du Québec tint promesse et une loi fut votée à temps pour rendre
l'autonomie de Cantley effective le 1er janvier 1989.
Lors des premières élections municipales, tenues le 19 mars
1989, Bernard Bouthillette fut élu maire de Cantley. Les noms
des autres membres du premier Conseil se trouvent à l'Annexe
D.
Cantley aujourd'hui
Le nouveau Cantley couvre une superficie approximative de
130 kilomètres carrés à l'est de la rivière Gatineau, au nord
de la ville de Gatineau et au sud de La Pêche et de Val-des-Monts.
Sur la route 307, la limite sud se trouve à 300 mètres en amont
du barrage d'Hydro Québec à Limbour en suivant généralement
le chemin Taché. La limite nord coïncide avec Wilson's Corners.
A l'ouest, c'est la rivière Gatineau; à l'est, la limite suit
la Montée Paiement, le chemin du VIe rang et l'avenue Gatineau.
Cantley longe la rivière Gatineau sur plus de 23 kilomètres.
Quelques données sur le Cantley d'aujourd'hui en provenance
de Statistique Canada, basées sur le territoire approximatif
de Cantley.
Population en 1986: 3735 personnes (1930 hommes et 1805
femmes)
Augmentation entre 1981 et 1986 de 21%
Les notes qui suivent ont été recueillies à la hâte dans le
but de présenter une ébauche du projet. Cette publication hâtive
et non exhaustive poursuit plusieurs objectifs:
- donner rapidement à la population de Cantley, l'ancienne
comme la récente, une certaine compréhension du passé dont
elle est l'héritière;
- stimuler les anciens et les anciennes à corriger et à compléter
cette ébauche historique avec leurs propres histoires, documents
et photos;
- faire de ce projet une histoire autorisée à laquelle participeraient
tous les gens de Cantley.
Pour le matérieau qui constitue la base de cette première
esquisse historique, nous sommes redevables à plusieurs personnes:
- les membres du comité du centenaire: Léonard Foley, Maurice
Gauthier, Mary Holmes, Michèle Martel, Reta Milks et Joy
Orange pour la documentation, la recherche et leur appui;
- feu Eirene McClelland pour son excellente esquisse historique
parue dans Le Régional, en 1971, ainsi que ses histoires
des églises de la région;
- Ed et Lid Ryan qui, aidés plus tard par Pat Evans, ont
préparé une carte d'utilisation des sols basée sur le rôle évaluatif
de 1875;
- J.L. Goulay avec son "Histoire de la vallée de l'Outaouais";
- Gregory Burke pour les recherches importantes aux Archives;
- Danny et Marjorie Burke pour l'accès à leur collection
de photos;
- beaucoup d'autres dont les notes et les souvenirs ont jeté quelque éclairage
sur les ombres du passé.
Lectrices et lecteurs se souviendront que ce n'est là que
le commencement de l'histoire de Cantley. Les plus belles pages
resteront encore à écrire.
Bob Phillips,
La Grange,
Cantley,
septembre, 1989.
Quiconque possède du passé de Cantley un souvenir propre à enrichir
notre histoire est incessamment prié de se joindre aux passionnés
recherchistes bénévoles en écrivant ou en téléphonant au
bureau municipal (819-827-3434)
Les premières familles de Cantley
[Extrait du recensement de 1842, réalisé par William Hamilton,
selon l'année de leur arrivée (surtout de L'Irlande) au Canada]
- 1815 Denis Foley
- 1818 William Hamilton
- 1819 C.C. Allen*
- 1819 Thomas O'Brien
- 1820 Maurice Foley
- 1821 James McDade
- 1822 John Birt, Daniel Birt
- 1822 William Davis
- 1822 Harrison Heaton
- 1825 Patrick Burke
- 1826 James Reid
- 1828 Michael McDermott
- 1828 Patrick Scullion
- 1828 Edward C. Thompson
- 1829 Thomas Barrett
- 1829 David, Andrew et William Blackburn*
- 1829 William Boon
- 1829 John Cashman
- 1829 Veuve Darbey (Mme Joseph)
- 1829 William Magwood
- 1829 Isaac Sharpley
- 1829 John Stevenson
- 1830 Anthony, John, et Peter Barrett
- 1830 James Coyne
- 1830 Mathew Foley
- 1830 Philip Hogan
- 1830 Thomas Kirk
- 1830 James, Pat Michael, et Thomas Lynott
- 1831 James Blanche
- 1831 M. McDermott
- 1831 Michael Shields
- 1832 Duncan Brown*
- 1832 William Thompson
- 1835 John Strachan*
- 1838 Patrick Kearns
- 1838 Patrick Maloney
- 1839 John Fleming
- 1840 Isaac Smith, I. McDonald
- 1840 Pat McLellan
- 1841 John Moore
- 1841 Pat Sweeney
* de l'Écosse
Les premières maisons de Cantley
Il n'existe de documentation sérieuse que sur quelques-unes
des premières maisons de Cantley.
Pour déterminer les plus anciennes maisons de notre municipalité,
il faut nous en remettre à la tradition orale.
Certaines d'entre elles sont encore situées sur leur emplacement
d'origine alors que d'autres ont été déménagées.
A. Site d'origine.
La maison McDermott, située sur le côté nord du chemin
Ste-Élisabeth, à environ 3 kilomètres plus loin que l'église,
semble être la plus ancienne maison de Cantley. Même si la
tradition veut que sa construction remonte aux alentours de
1813, ceci nous paraît peu probable car aucun colon ne s'est établi
ici avant 1829 et M. Thomas McDermott n'est arrivé au Canada
qu'en 1831.
La maison Milks, construite en 1866 est un point de
repère bien connu à Cantley et celle dont l'architecture est
la mieux conservée. Elle se trouve du côté de la route 307
non loin du bas de la pente qui mène au chemin Ste-Élizabeth.
La maison Blackburn, sise sur le côté nord du chemin
River, à 2 kilomètres environ de la route 307 aurait été construite
peu de temps après celle des Milks.
La maison Holmes, sur le côté est de la route 307, à 2
kilomètres à peu près, au nord du chemin Mont-Cascades, aurait,
elle aussi, probablement été bâtie dans les années 1860.
La maison Hogan, sur le chemin Hogan a soigneusement été restaurée
afin de lui redonner son aspect original des années 1870.
La maison Dean, située à environ 1 kilomètre de l'église,
sur le côté nord du chemin Ste-Elisabeth, date de 1903.
B. Hors du site d'origine.
La Grange et cinq autres édifices en bois rond localisés
sur la propriété Phillips, chemin Summer, datent de 1819 à 1867.
On les a déménagés des environs de Carleton Place, de Carp
et de Buckingham lorsqu'ils furent en danger imminent de démolition.
La maison Tibérius-Wright a d'abord été déménagée de
son site original où se trouve aujourd'hui le Collège SaintAlexandre à un
emplacement près du coin sud-est du pont AlonzoWright. Les
Weber l'ont sauvée en la déménageant à son site actuel. La
maison date du début des années 1830.
Les maires de Cantley
- 1889-1894 Alex Prud'homme
- 1894-1915 Robert Kerr
- 1915-1921 Allan Frazer
- 1921-1933 Edgard Poulin
- 1933-1947 S.D. McClelland
- 19471952 Gabriel Maloney
- 1952-1955 Alfred Hogan
- 1955 1957 Gabriel Maloney
- 1957-1959 Aldège Godmaire
- 19591961 Gabriel Maloney
- 1961-1963 Hervé Maisonneuve
- 1963-1969 Georges St-Jacques
- 19691972 Jean-Paul Hébert
- 1972-1975 Donald Poirier
- 1975-1983 John Luck (Ville de Gatineau)
- 19831987 Gaétan Cousineau (Ville de Gatineau)
- 1987-1989 Robert Labine (Ville de Gatineau)
- 1989-1992 Bernard Bouthillette
- 1992-1996 Claude Lapointe
- 1996 - Michel Charbonneau
Le conseil fantôme de Cantley, 1987-1988
Maire fantôme
Conseillers et conseillères fantômes
- Jean Alain
- Bernard Bouthillette
- Jocelyne Carrière
- Steve Harris
- Louise Lemieux / Denis Charron
- Nora Prud'homme
Le conseil autonome de Cantley, 1989-1992
Maire
Conseillers et conseillères
- Denis Charron
- Rosalie Bernier Smith
- Michel Pélissier
- Heinz Pilz
- Denis Prud'homme
- Nora Prud'homme
Le conseil autonome de Cantley, 1992-1996
Maire
Conseillers et conseillères
- Joanne Joanisse
- Brigitte Beaudoin
- Michel Thériault
- Guy L'Heureux
- Raymond Poirier
- Léo N.J. Maisonneuve
Le conseil autonome de Cantley, 1996 -
Maire
Conseillers et conseillères
- Simon Bernier
- Léo N.J. Maisonneuve
- Richard Dompierre
- Raymond Poirier
- Fatima Horic
- Denis Charron
Auteur : R. A. J. Phillips
Traduit de l'anglais par : Marc-André Tardif
Le livre L'histoire de Cantley peut être emprunté à la bibliothèque
municipale de Cantley.
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